Tablettes, liseuses, smartphones : quelles expériences de lecture numérique, pour aujourd’hui et pour demain ?

Les appareils électroniques permettant la lecture mobile sont en constante augmentation et leur présence se fait chaque jour plus visible. Mais quel « confort » de lecture offrent ces dispositifs portables, souvent multi-tâches ? Les expériences de lecture qu’ils proposent sont-elles réellement satisfaisantes ? À travers cet article, j’ai tenté de réaliser un bref état des lieux des principaux atouts et contraintes des liseuses, tablettes numériques et smartphones, en adoptant le point de vue de l’ergonomie cognitive.

L’offre de lecture mobile existante

Les avantages de la mobilité

Postures du corps du lecteur

D’une façon générale, on constate d’abord que les postures de lecture sont moins contraignantes pour les écrans mobiles que pour les écrans fixes ([1], p. 3-4) : par exemple, en autorisant une plus grand liberté pour changer de position de lecture, une tablette numérique éloigne le risque de troubles musculo-squelettiques induit par la lecture sur un écran d’ordinateur. Qui, en effet, n’a jamais fait l’expérience, lors de la lecture continue d’un livre imprimé, de changer régulièrement de position lorsque la fatigue musculaire se faisait ressentir ? Le livre, posé sur les genoux, peut aussi être tendu à bout de bras, ou déposé sur l’accoudoir du fauteuil occupé. D’une façon similaire, dans la mesure où elles autorisent une large palette de positions, les tablettes et liseuses permettent de soulager le corps lors d’une lecture de longue durée, en laissant à l’utilisateur la possibilité de modifier sa posture pour en adopter une autre, temporairement plus confortable. Au contraire, la posture imposée par l’écran fixe est difficilement modulable et devra être subie par l’utilisateur.

Maniabilité du dispositif

Mais au-delà de cette dimension physiologique, les écrans fixes seraient moins intuitifs que les écrans mobiles qui, étant tactiles, occasionnent une interaction plus simple ([1], p. 3). En effet, les gestes requis par les dispositifs tactiles reproduisent des gestes de la vie de tous les jours (glisser son doigt pour déplacer un objet, réaliser une rotation pour faire pivoter l’objet, etc.), gestes qui ne sont pas spécifiques au dispositif, au contraire des gestes requis pour l’utilisation des écrans d’ordinateurs, qui nécessitent un apprentissage. Plus précisément, les écrans tactiles réduisent la place des interfaces médiatrices : le geste n’est plus transmis par le biais d’un périphérique (par exemple, une souris, dont le mouvement sur la table est reproduit sur l’écran) mais directement par la main, qui agit sur l’écran (déplacement direct d’un pointeur, appui sur une icône, etc.). Les gestes de la lecture numérique mobile, par analogie avec ceux de la lecture sur imprimé, sont donc très rapidement maîtrisés par les lecteurs numériques. Toutefois, restons conscients que la précision du pointage tactile est limitée par la pulpe des doigts, ce qui amoindrit légèrement sa maniabilité.

Des défauts majeurs en partage

Le problème du rétro-éclairage

Pourtant, ces quelques avantages ne semblent pas en mesure de compenser la gêne engendrée par le rétro-éclairage [2], qui constitue la principale contrainte ergonomique de la plupart des dispositifs de lecture numérique. Selon le psychologue cogniticien Thierry Baccino, ses effets sur la cognition de la lecture sont « massifs » : le fort contraste généré par le rétro-éclairage constitue une forme d’« agression visuelle », qui se traduit par « une prise d’information visuelle réduite nécessitant davantage de fixations oculaires pour lire un texte. La conséquence directe est une fatigue visuelle accrue […] » ([3], p. 65). Par ailleurs, l’immense majorité des personnes qui lisent plus de trois heures par jour sur un écran rétro-éclairé développent un « computer vision syndrom », qui se caractérise par des douleurs autour des yeux, une vision floue ou encore des maux de tête ([4], p. 112). De plus, le rétro-éclairage induit une altération de la capacité de mémorisation : plus précisément, plusieurs études de psychologie cognitive ont montré que les caractéristiques de l’écran rétro-éclairé (taux de rafraîchissement [5], hauts niveaux de contraste et brillance variable) interfèrent avec le traitement cognitif de la mémoire à long terme ([4], p. 118).

Seules les liseuses sont épargnées par ce problème, qui touche tout autant les écrans fixes que les écrans de tablettes et de smartphones. En effet, l’affichage des liseuses s’appuie sur la technologie dite d’« encre électronique ». Chaque pixel de l’écran correspond alors à une sorte de « bulle » contenant des particules polarisées : des particules blanches chargées positivement, et des particules noires chargées négativement. Ces particules réfléchissent la lumière naturelle et ne nécessitent donc pas de rétro-éclairage, ce qui a une incidence forte sur l’ergonomie générale de lecture, comme le montre une étude réalisée en 2013 au sein du LUTIN (Laboratoire des usages en technologies d’information numériques, dont Thierry Baccino est le directeur scientifique). Le protocole expérimental mis en place a consisté à proposer à des lecteurs de se rendre au laboratoire pour de longues séances de lecture du roman Bel-Ami de Maupassant, sur trois dispositifs distincts : une tablette numérique Kindle Fire HD, une liseuse Kindle Paperwhite et un dispositif papier, toutes choses égales par ailleurs (c’est-à-dire que les autres paramètres de l’expérience ont été soigneusement contrôlés pour offrir des conditions de lecture identiques : nombre de mots par ligne et par page, police et taille de caractères, etc. ; [6], p. 2). Les résultats confirment que les lecteurs ayant lu sur tablette numérique subissent une fatigue visuelle supérieure à ceux ayant lu sur les deux autres dispositifs. Toutefois, l’absence de différence mesurée entre l’encre électronique et le papier suggère que, du point de vue de la fatigue visuelle au moins, la lecture sur encre électronique s’avère très proche de la lecture sur papier ([6], p. 1) : en définitive, du point de vue de la cognition de la lecture, les liseuses se démarquent singulièrement de tous les autres écrans.

Le problème de la perte de repères spatiaux

La seconde contrainte majeure à laquelle doit faire face le lecteur sur écran est la perte de la plupart des repères spatiaux garantis par le papier. En effet, sur le papier, les mots sont stables dans l’espace : la lecture bénéficie de la mémoire spatiale des mots, qui aide à structurer l’appréhension du texte et, partant, sa compréhension. Précisons cette idée : de façon non consciente, le lecteur repère la position des mots importants d’un texte. Pensons par exemple à un mot imprimé en haut d’une page de gauche : la mémoire visuelle associe le concept identifié à sa trace sur le papier, localisée globalement dans cette zone. Le lecteur cherchant à retrouver dans le livre ce mot portera donc son attention sur la partie supérieure des pages de gauche, car il se souvient l’avoir lu dans cette zone.

Or, « […] le support électronique (e-books, tablettes, smartphones, écrans…) détruit cette stabilité, rendant les informations mobiles, déplaçables et effaçables à l’envi » ([3], p. 65). Plus précisément, la possibilité de repérage spatial est en large partie perdue sur l’écran, pour deux raisons principalement :

  • dans le cas d’un « texte redimensionnable [7] », les mots sont réagencés à chaque nouveau changement de l’interface (orientation du texte – affichage en « mode paysage » ou en « mode portrait » –, dimensions – adaptation à un écran plus ou moins grand –, « zoom », etc.) : aucune organisation spatiale fixe ne peut être sauvegardée et les mots n’ont donc plus de place déterminée ;
  • dans le cas d’un « texte fixé », les conditions ne sont pas beaucoup plus favorables : un grand nombre des documents numériques consultés sur dispositifs mobiles sont de fait conçus dans des formats plus grands que les écrans sur lesquels ils sont affichés, et il faut donc « zoomer » pour parvenir à des conditions de lisibilité satisfaisantes ; de ce fait, le lecteur perd la mesure de la page complète et, partant, les possibilités de repérage spatial qu’elle autorise. L’exemple de la presse imprimée est probant à cet égard : une fois plongé dans la lecture d’une page numérisée, au plus proche du texte, comment savoir si l’on se trouve plutôt en haut ou en bas, plutôt à gauche ou à droite de la feuille imprimée ? Sans aller jusque là, la situation de la bande dessinée est patente : comment consulter un grand format « à la française » – format de la plupart des albums édités en France – sur un écran d’iPad ?

Ce problème ne semble pas connaître de solution satisfaisante à l’heure actuelle. Dans le meilleur des cas, le document formaté correspond à la taille de l’écran et peut être affiché intégralement sans perte de lisibilité : par exemple, un document PDF au format A5 ou une bande dessinée conçue en « petit format » s’adapteront très bien à la lecture sur tablette numérique ; mais ces conditions drastiques d’adéquation ne sont que trop rarement remplies. Par ailleurs, le mode d’affichage des « textes fixés » influe aussi sur le repérage spatial : dans le cas où les pages sont enchaînées de façon continue, à la manière d’un rouleau [8], le « défilement » du haut vers le bas – geste popularisé par internet et désigné par le terme anglais « scrolling » – nuit au repérage vertical (se trouve-t-on en haut ou en bas du texte ?), de sorte que, comme le précise Baccino, il est souvent très difficile de « retrouver un mot, une phrase, après avoir fait défiler le texte » ([3], p. 65). Un affichage en « page simple », faisant se succéder des pages entières, aide à rétablir cette dimension, mais le repérage horizontal reste limité (comme il n’est que très rarement possible d’afficher – dans des conditions de lisibilité satisfaisantes – deux pages simultanément, les notions de « page de gauche » et « page de droite » n’ont plus réellement cours).

Transformer une contrainte en atout ?

Quoi qu’il en soit, ce problème laisse entrevoir que certaines possibilités de la lecture sur papier paraissent presque irrémédiablement perdues pour la lecture sur écran, a fortiori sur les petits écrans des dispositifs mobiles. Cependant, la lecture numérique mobile présente aussi des atouts distinctifs. Ainsi, si les dimensions du smartphone imposent au lecteur une perte maximale des repères spatiaux, cette situation peut représenter un gain pour certains lecteurs, comme l’expose la docteure en psychologie Eliana Rosado :

« Pour les grands lecteurs, qui ont une rapidité de lecture élevée, le petit écran peut constituer un frein, notamment pour la lecture d’anticipation. Mais pour la majorité des lecteurs, et notamment les dyslexiques, la présentation par bribes, et la parcimonie d’écriture qu’impose le petit écran, est un aspect très positif. » ([9], p. 97.)

L’assertion, qui s’appuie essentiellement sur un témoignage, est certainement discutable, mais elle fournit à tout le moins une piste d’investigation future intéressante. D’une façon plus générale, la liquidité du texte, si elle est néfaste au repérage spatial, améliore fortement l’accessibilité des dispositifs (une personne malvoyante peut grossir les caractères sur sa tablette, sa liseuse ou son smartphone, de façon à améliorer son confort de lecture) et l’adaptabilité aux pratiques de lecture de chacun : en particulier, le texte peut s’adapter à la pluralité des dispositifs mobiles de lecture numérique utilisés par un même lecteur.

Et demain ? Éléments de prospective

Malgré tout, comment se positionnent actuellement les constructeurs et chercheurs pour relever ces défis et proposer de nouveaux dispositifs mobiles de lecture, plus ergonomiques ? En somme, à quoi ressemble l’avenir proche des interfaces dans ce domaine ? Parmi les solutions proposées, la première semble renoncer délibérément et définitivement à toute possibilité de repérage spatial.

Rapid Serial Visual Presentation

Utilisée dès les années 1970 pour l’expérimentation en psychologie cognitive, la technique de « présentation visuelle en série rapide », dite RSVP – pour « rapid serial visual presentation » –, a fait récemment l’actualité de la lecture numérique, à l’occasion de son exploitation par la société Spritz. Le procédé est inchangé : les mots successifs constituant le texte lu défilent à un emplacement fixe de façon plus ou moins rapide. Rappelons que le processus de lecture n’est pas continu : nos yeux parcourent un texte en faisant de petits sauts (appelés « saccades ») et en « se fixant quelques dixièmes de seconde » sur de petites zones de sept à neuf lettres en moyenne ; ces temps de repos s’appellent « fixations » et ne concernent pas tous les mots d’un texte, une saccade pouvant « enjamber » trois ou quatre mots d’un coup ([10], p. 12). En favorisant le mouvement des mots au lieu de celui des yeux, le dispositif imaginé consiste donc à éviter au maximum à l’œil de réaliser ces saccades, ce qui permet d’augmenter considérablement la rapidité de la lecture, puisque l’œil ne perd plus de temps en déplacements.

Avec la réactualisation de ce procédé ancien, la société Spritz vise tout particulièrement le marché des smartphones et autres « objets connectés [11] ». Son dispositif peut donner des résultats intéressants pour la lecture de textes très courts (tweets ou autres mini-messages de ce type ; dépêches d’actualité minimalistes de quelques lignes, etc.) : face à ces situations, les recherches n’ont pas décelé de défaut majeur de compréhension. Néanmoins, la RSVP, si elle peut s’avérer pertinente pour lire sur des écrans de dimensions extrêmement réduites, n’a pas de véritable avenir dans le cas général : de fait, au-delà de la critique consistant à dénoncer une logique de productivité et de rentabilité – pourquoi la lecture devrait-elle être une activité rapide ? –, elle présente un certain nombre de lourds défauts ergonomiques.

D’une part, l’activité de lecture a besoin de revenir régulièrement sur certains mots : c’est pour cette raison que 10 à 20 % des saccades oculaires sont régressives. De façon similaire, l’œil anticipe sur la suite, pour faciliter notamment la compréhension : ces deux composantes essentielles de la lecture ne sont pas permises par la RSVP. D’autre part, celle-ci rend tout simplement impraticable toute forme de lecture sélective. Bien souvent, la lecture rapide s’appuie en effet sur une sélection des termes lus, une « synthèse oculaire » très rapide destinée à orienter la lecture dans une direction particulière : tout cela est impossible face à la RSVP, qui impose un rapport linéaire au texte. En somme, tout se passe comme si le bénéfice de l’écrit était perdu.

Généralisation de l’encre électronique

L’amélioration à venir de l’encre électronique est beaucoup plus prometteuse. Après la démocratisation de l’e-ink en couleurs sur les liseuses, l’effort des industriels devrait porter sur les temps de latence préjudiciables de cette technologie, afin de supprimer tout « passage au noir » et d’aboutir à la possibilité d’affichage vidéo requise pour un usage multi-tâches et une navigation sur internet fluide. En effet, c’est là que réside le principal défaut des liseuses actuelles : sur un certain nombre d’appareils, un « flash noir [12] » se produit au moment du passage d’une page à une autre, ce qui conduit en partie à ce que l’attention du lecteur « décroche », de sorte qu’il « peine à se souvenir ce [qu’il] était en train de lire » après ces quelques secondes de transition ([13], p. 46). À terme, on peut toutefois s’attendre à ce que ce type de problème soit entièrement résolu. Partant, les tablettes numériques du type de l’iPad pourraient fonctionner à l’encre électronique.

Généralisation des interfaces naturelles

L’avenir à plus long terme, quant à lui, inclut sans doute une intégration beaucoup plus conséquente des « interfaces naturelles » dans les dispositifs de lecture numérique. Les systèmes tactiles nous ont montré qu’il n’était pas nécessaire d’utiliser un clavier ou une souris pour dialoguer avec un système informatique : la dimension tactile est ainsi la première des interfaces naturelles à avoir connu une telle démocratisation, mais d’autres technologies pourraient tout à fait se généraliser au cours des années à venir.

Les interfaces de lecture pourraient ainsi être contrôlées par le geste – système comparable, dans l’esprit, au dispositif proposé par le capteur Kinect de la console de jeu Xbox 360 de Microsoft – ou par la voix – on peut penser ici aux fonctionnalités vocales des smartphones (accessibles grâce à Siri sur iOS d’Apple, par exemple). En outre, le Labo BnF présentait en 2012 au salon du livre de Paris un dispositif de contrôle d’une interface logicielle de lecture par la pensée : au préalable, le lecteur doit associer une pensée particulière à l’action de tourner la page ; une fois que le casque dédié a sauvegardé l’activité cérébrale associée à cette pensée, le système est en mesure de détecter la reproduction de cette activité et de l’interpréter comme le signal donné par le lecteur pour tourner la page. Potentiellement, ce genre de procédé pourrait tout à fait être implanté à l’avenir sur une tablette numérique.

Synthèse

Résumons-nous. En ce qui concerne la lecture numérique, smartphones et tablettes tactiles subissent encore à l’heure actuelle de lourds défauts ergonomiques, du fait de l’usage du rétro-éclairage. Les écrans des smartphones, en raison de leurs dimensions extrêmement réduites, doivent par ailleurs faire face de façon aiguë au problème du repérage spatial, tout à fait méprisé dans le cas de la RSVP. Les liseuses, quant à elles, fournissent la meilleure expérience de lecture du point de vue des processus cognitifs, mais c’est au prix de temps de latence trop importants et d’une faible réactivité générale : c’est cette lenteur relative qui limite les possibilités offertes par les liseuses et restreint leurs usages possibles. Au contraire, les tablettes numériques ne rencontrent pas ce problème et sont, de ce fait, plébiscitées par le public, bien que l’expérience de lecture qu’elles proposent soit inférieure à celle des liseuses.

Dans un futur proche, on devrait donc observer l’émergence de dispositifs cumulant d’une part la flexibilité d’usages ainsi que la qualité des couleurs des tablettes numériques, et d’autre part la technologie d’encre électronique aujourd’hui propre aux liseuses : la lecture numérique pourra dès lors prendre son essor sur des bases solides, bénéficiant d’appareils mobiles cumulant richesse des fonctionnalités et très bonne ergonomie cognitive.

Bérenger HAINAUT, élève-conservateur de bibliothèque, Enssib.


Notes et bibliographie

[1] : Baccino, Thierry & Drai-Zerbib, Valérie. « L’usage des tablettes numériques : évaluation ergonomique ». Le français aujourd’hui [en ligne], 4 octobre 2012, vol. 2012/3, no 178. Cet article, publié sur le site de l’Association française des enseignants de français (AFEF), est uniquement disponible sur le web.

[2] : Le rétro-éclairage est un procédé consistant à installer une source d’éclairage derrière des cristaux liquides pour en améliorer la capacité lumineuse. Les écrans à cristaux liquides – dits LCD, pour « liquid crystal display » – équipant presque la totalité des équipements numériques actuels, l’immense majorité des écrans que nous utilisons chaque jour sont rétro-éclairés.

[3] : Baccino, Thierry. « Lire sur internet, est-ce toujours lire ? ». Bulletin des bibliothèques de France [en ligne], septembre 2011, vol. 56, n° 5, p. 63‑66.

[4] : Benedetto, Simone, Carbone, Andrea, Drai-Zerbib, Véronique, Pedrotti, Marco & Baccino, Thierry. « Effects of luminance and illuminance on visual fatigue and arousal ». Computers in Human Behavior, décembre 2014, vol. 41, p. 112‑119.

[5] : Le taux de rafraîchissement d’un écran correspond au nombre d’images s’affichant sur l’écran par seconde.

[6] : Benedetto, Simone, Drai-Zerbib, Véronique, Pedrotti, Marco, Tissier, Geoffrey & Baccino, Thierry. « E-Readers and Visual Fatigue ». Plos One [en ligne], 27 décembre 2013, vol. 8, n° 12, p. 1‑7.

[7] : Un « texte redimensionnable » est un texte dont la longueur des lignes s’adapte aux dimensions du dispositif dans lequel ce texte est lu. L’expression « liquidité du texte » est aussi fréquemment employée, dans la mesure où le texte vient remplir l’espace disponible (au contraire du texte d’un document PDF, par exemple, qui est fixé une fois pour toutes par le créateur du fichier).

[8] : À titre d’illustration, ce mode d’affichage est celui utilisé par défaut dans Google Books.

[9] : Rosado, Eliana. « Qu’est-ce que lire ? ». In : Bélisle, Claire (dir.). Lire dans un monde numérique. Villeurbanne : Presses de l’Enssib. Papiers. 2011. Chapitre II, p. 67‑110.

[10] : Foutoyet, Aurélien. Typo & web, Pour une lisibilité optimale de la typographie sur internet. Méolans-Revel : Atelier Perrousseaux. 2012.

[11] : Les montres connectées, par exemple, sont actuellement en plein essor.

[12] : Lors du passage d’une page à une autre, l’ensemble des « bulles » noires et blanches constituant l’encre électronique est réinitialisé avant d’afficher la page suivante, d’où le « passage au noir » : temporairement, ce sont les particules noires qui vont toutes être sollicitées par l’appareil. Il s’agit en quelque sorte « d’effacer » l’image précédente pour empêcher la rémanence d’images « fantômes ».

[13] : Testard-Vaillant, Philippe & Bettayeb, Kheira. « La lecture change, nos cerveaux aussi ». Science et vie [en ligne], septembre 2009, n° 1104, p. 42‑57.

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